Les demoiselles d’Armissan


C’était un beau jour au mois d’août. Je me promenais dans les collines à coté de Narbonne, un coin magnifique. J’hésitais……j’étais sur un seuil entre deux mondes, l’un si beau, joyeux, plein de couleurs, sensations. des oiseaux qui chantaient et voletaient d’un arbre à l’autre, le froissement des feuilles, les odeurs de la garrigue, le thym et le romarin. Un paysage plein de vie, je respirais le bonheur… Devant moi, l’obscurité. Je fermais la porte derrière moi et avançais entre les arbres. J’avançais lentement le pas lourd, mon cerveau engourdit par tout ce que je voyais a travers mes yeux humides. Tout autour, des troncs carbonisés, dénudés. Je respirais la désolation. Un paysage monochrome, noir et gris. Au sol un tapis épais , grisâtre, de cendres, tout végétation effacée. Il y avait un silence absolu et total. Pas le frémissement des feuilles, pas le cri des oiseaux, ni d’animaux qui s’échappent dans les buissons. Puis loin devant a travers les colonnes noircis j’apercevais des touches de couleur, c’étaient les vignes d’Armissan. Elles ont survécu, mais plus que ça, elles ont coupé le feu.

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Les Demoiselles d’Armissan
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ile-de-lespoirIle de l’espoir

Naufragé, à la dérive sur une mer noire

Dans une monde privé de sens, j’ère sans but

Un monde gris, un monde noir

Rien n’est en vie, je vois seulement le désespoir

Puis, loin devant, entre les colonnes carbonisées j’aperçois une teinte de couleur

Je laisse derrière moi l’obscurité, attiré vers l’ilot plein de vie, de sons, de mouvements, de l’espoir

Tant qu’il y a la vie, il y a l’espoir

Tant qu’il y a l’espoir il y a la vie


tearsLarmes

Vous entrez dans mon coeur

Gêné par votre présence, je retiens mon souffle, en attendant que vous partiez

Il y a une atmosphère tendue

Parfois vous êtes accompagné par des engins infernaux qui déchiquètent, rugissent, balafrent et déchirent

Je bois et respire vos poisons

Vous portez des bâtons qui crachent le feu et la mort.

Vous nous effrayez

Vous partez, en nous laissant vos souvenirs plastiques

Aujourd’hui notre monde est éteint

Mon coeur est brisé

Votre feu nous a mis en pièces, transformé en cendres

Les larmes qui coulent ne sont pas pour moi

Elles sont pour vous

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